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Le taux d'inoccupation des logements a augmenté dans les centres urbains de la province, ce qui inquiète l'Association des Propriétaires du Québec (APQ).
La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) a fait savoir jeudi que le taux d'inoccupation était passé de 2,6% à 3% en octobre dernier, comparativement à octobre 2011.
«Toutes les régions métropolitaines de recensement, à l'exception de Sherbrooke
ont enregistré des hausses significatives sur le plan statistique», a commenté la SCHL.
La région métropolitaine de recensement de Montréal a vu son taux passer de 2,5% à 2,8% alors que dans la région de Québec, le taux a grimpé à 2%, en progression de 0,4 de point. Le taux est aussi de 2% à Saguenay, en hausse de 0,6 de point.
Les régions de Trois-Rivières et de Sherbrooke affichent les taux plus élevés, à 5,2% à 5%, respectivement.
Ailleurs dans la province, seulement 25% des agglomérations de 10 000 à 99 000
habitants ont enregistré une diminution significative du taux d'inoccupation.
Les taux élevés qu'affichent certaines régions inquiètent l'APQ.
«C'est dans les régions où le taux d'inoccupation est très élevé que les propriétaires subissent le plus de dommages car il n'arrivent pas à louer leurs logements», déplore Martin Messier, président de l'APQ.
L'APQ plaide qu'au lieu de construire de nouvelles habitations à loyer modique, le gouvernement devrait aider financièrement les personnes dans le besoin, pour stimuler le marché locatif.
Par ailleurs, la SCHL a observé que le loyer mensuel moyen dans l'ensemble des centres urbains se chiffrait à 662$, toujours en octobre. Les régions de Montréal et de Gatineau se démarquent toutefois avec un loyer avoisinant les 700$.
En excluant les immeubles neufs, on estime que depuis octobre 2011, le
loyer moyen au Québec a progressé de 0,7%. L'an dernier, la hausse avait été de 2,6% en regard d'octobre 2010.
«Cette moindre appréciation
n'est sans doute pas étrangère au
desserrement observé sur plusieurs
marchés cette année», affirme la SCHL.