Michel Munger
Argent
Le pourcentage du revenu consacré à la propriété a monté lors des trois premiers mois de 2012 au Québec, en raison d'une forte demande pour le logement.
Selon l'étude trimestrielle de la Banque Royale du Canada, l'accès à la propriété s'est détérioré de façon générale parce que les prix ont augmenté. La comparaison est faite avec le quatrième trimestre l'an dernier.
C'est dans la Belle Province que s'est produite la plus forte augmentation au pays pour les maisons unifamiliales. Les coûts de propriété ont monté de 1,4 point pour s'établir à 34,8% du revenu d'un ménage. À Montréal, une hausse de 1,2 point à 41,4% est constatée.
Dans le secteur du condo au Québec, il s'est produit une hausse de 0,6 point à 27,9% tandis qu'à Montréal, on constate une augmentation de 1,3 point à 32,7%.
La maison à deux étages demeure la catégorie la plus coûteuse. Au Québec, la hausse s'élève à 1,7 point pour accaparer 42,4% du revenu, contre une progression de 2,9 point à 53,3% à Montréal.
Par contre, les niveaux d'accessibilité demeurent près des normes historiques de la province.
D'un océan à l'autre, la maison individuelle nécessite de dépenser 43,1% du revenu, en hausse de 0,8 point. Le condo circonscrit le pourcentage à 28,8%, en hausse de 0,3 point. Enfin, la maison à deux étages occupe 48,7% du revenu, un gain de 0,5 point.
Pas de panique
Robert Hogue, premier économiste chez RBC, souligne dans un communiqué que les prix ont monté mais que cela «ne semble pas jusqu'ici exercer de pressions excessives sur les acheteurs».
«De façon générale, dans la région de Montréal, ajoute-t-il, le coût de propriété d'une résidence aux prix courants demeure tolérable pour les acheteurs, et la proportion du revenu des ménages que représente ce coût se situe à peine au-dessus de ce qu'elle était en moyenne depuis le milieu des années 1980».
L'institution financière prédit que l'accès à la propriété risque toutefois de se détériorer lorsque la Banque du Canada fera remonter les taux d'intérêt. Cela devrait se produire d'ici la fin de l'année.
Cependant, écrit la banque «comme ces augmentations se produiront sur une longue période, le revenu des ménages pourra croître suffisamment pour les contrebalancer dans une certaine mesure».