Louis-Pierre Côté
Argent
Les records se succèdent dans le domaine immobilier à Montréal, grâce notamment à la forte présence des premiers acheteurs dans le marché.
En mars, la Chambre immobilière du Grand Montréal a enregistré 6003 transactions résidentielles, ce qui est 12% de plus que le précédent record de ventes pour un mois de mars, établi en 2007.
Par rapport à mars 2009, alors que le pays était plongé en récession, le nombre de transactions ventes est supérieur de 38%. Et en comparaison avec 2008, soit avant que la récession ne se pointe, les ventes ont augmenté de 21%.
En mars 2010, toutes les catégories de propriété ont dépassé le niveau des ventes atteint en mars 2008. Les plex ont mené le bal avec une hausse des ventes de 34% (637 transactions), alors que les ventes d'unifamiliales et de copropriétés ont augmenté de 21% ( 3671 ventes) et 17% (1692 ventes), respectivement.
Sur le plan géographique, le secteur de Laval a été le plus actif avec une hausse des ventes de 40% par rapport au niveau atteint en mars 2008.
La région de Vaudreuil-Soulanges suit avec une progression des ventes de 25%, alors que la Rive-Nord, la Rive-Sud et l'Île de Montréal ont enregistré des croissances respectives de 21%, 20% et 17% par rapport à mars 2008.
Des prix aussi en hausse
En termes de prix, toutes les catégories de propriété ont enregistré une hausse en mars 2010 comparativement à mars 2009.
La Chambre immobilière du Grand Montréal a calculé que le prix médian d'une maison unifamiliale s'est établi à 245 000$, pour une croissance de 9%. La copropriété et les plex ont quant à eux vu leur prix médian augmenter de 10%, se fixant à respectivement 202 500$ et 375 000$.
Selon Michel Beauséjour, chef de la direction de la Chambre, la hausse des prix s'explique par une question d'offre et de demande.
«Le marché est très actif en termes de ventes et l'offre de propriétés est en baisse (- 20%), ce qui exerce une pression à la hausse sur les prix», a-t-il expliqué vendredi.
M. Beauséjour est d'avis que les premiers acheteurs sont très actifs sur le marché, alors qu'un sondage démontre que 43% des ménages considérant l'achat d'une propriété au cours des 12 prochains mois sont actuellement locataires.
De plus, les conditions économiques favorables et les faibles taux d'intérêt ont certainement encouragé les locataires à devenir propriétaires, croit-il. Il est aussi possible de croire que certains consommateurs ont devancé leur achat, prévoyant une éventuelle hausse des taux hypothécaires cet été.
Montréal demeure tout de même l'une des régions les plus abordables du pays comparativement à Toronto et Calgary, où le prix médian d'une unifamiliale s'est établi à respectivement 370 000$ et 423 000$ en mars 2010.
À Vancouver, le prix moyen d'une propriété s'est élevé à 663 000$ en février 2010, la dernière donnée publiée.