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Le marché de l'habitation est sous pression au Canada, mais il continue tout de même de surclasser ceux des autres pays développés.
Selon un rapport publié mercredi par la Banque Scotia, le prix moyen des maisons corrigé en fonction de l'inflation a chuté de 2% au pays au premier trimestre, par rapport au trimestre correspondant en 2011.
Selon Adrienne Warren, économiste principale à la Scotia, les tendances de prix sont «relativement stables» dans la plupart des marchés locaux au pays, bien que quelques-uns, dont Toronto, continuent d'afficher «une forte appréciation des prix».
L'étude révèle tout de même que le Canada fait mieux qu'ailleurs dans le monde.
«Les tensions actuelles sont plus prononcées en Europe, en particulier dans les économies périphériques durement touchées par la récession», souligne Mme Warren, pour qui les mesures d'austérité budgétaire, la hausse du chômage et le resserrement des conditions de crédit ont mis les acheteurs potentiels sur la touche, «même si les banques centrales maintiennent des politiques monétaires très accommodantes.»
Dans de nombreux pays émergents d'Asie et d'Amérique latine, le marché de l'habitation s'est refroidi, alors que les autorités cherchent à limiter la spéculation immobilière excessive par des politiques monétaires restrictives.
Quant au marché des États-Unis, il montre des signes de stabilisation depuis le début de l'année, mais il lui faudra plus de temps pour retrouver un nouvel élan, estime l'économiste.
À moyen terme, au plan mondial, Mme Warren croit que le risque de baisse des prix de l'immobilier est plus élevé, mais une meilleure accessibilité au logement et la demande contenue remettront beaucoup de ces marchés sur des assises plus solides.