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Les mesures adoptées par le ministre des Finances Jim Flaherty pour refroidir le marché immobilier sont trop fortes et menacent la santé du marché, estime l'Association canadienne des conseillers hypothécaires accrédités (ACCHA).
L'ACCHA, qui regroupe notamment les courtiers hypothécaires, estime dans son rapport annuel sur l'état de santé du marché hypothécaire résidentiel que le marché a pris une direction à la baisse en juillet, au moment où les critères d'accès au programme d'assurance prêt hypothécaire fédérale ont été resserrés.
En juin, le ministre Flaherty a rendu plus difficile les critères de la couverture d'assurance offerte par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).
L'une des principales mesures a été de ramener à 25 ans la période d'amortissement du prêt hypothécaire d'une maison, au lieu de 30 ans.
Selon l'ACCHA, l'impact des nouvelles mesures – les quatrièmes en quatre ans— est encore attendu.
Les prévisions de la SCHL et de l'Association immobilière du Canada laissent présumer que les modifications aux critères d'assurance hypothécaire n'auront pas d'impacts substantiels à long terme. Mais l'auteur de l'étude, l'économiste en chef Will Dunning, est d'un avis tout à fait opposé.
M. Dunning, qui dit partager son opinion avec plusieurs autres personnes, estime que les activités du marché de la revente vont encore reculer, quoiqu'il s'écoulera du temps avant que les mises en chantier ne soient affectées.
M. Dunning évalue ainsi que le volume d'activité de la revente va passer de 166G$ à 164,5G$ en 2012 et à 150G$ en 2013. Le volume devrait remonter quelque peu en 2014, à 154G$.
L'économiste soutient que plus de 16% des acheteurs qui ont obtenu un prêt hypothécaire en faisant une mise de fonds de moins de 20% en 2010 ne se qualifieraient plus selon les nouveaux critères et seraient donc exclus du marché.
Pour l'ensemble du marché, ceci représente une baisse de 9,3%, selon le rapport.