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La compagnie Yellow Média (YLO), qui fait face à une forte opposition de ses créanciers quant à son plan de restructuration du capital, menace de se mettre à l'abri de ses créanciers si le projet n'est pas adopté.
Yellow Média cherche à réduire d'environ 1G$ la dette de 1,8G$ de la compagnie. Elle soutient que le plan proposé est la meilleure solution possible pour qu'elle puisse répondre à ses besoins actuels en matière de liquidités, mais un groupe de créanciers affirme qu'il n'est pas nécessaire.
Mardi, Yellow Média a fait savoir qu'elle a amendé la résolution sur laquelle voteront les créanciers. La résolution amendée indique que si le plan proposé ne peut pas être mis en œuvre, la société sera autorisée à soumettre un plan de remplacement en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.
En d'autres termes, l'éditeur des pages jaunes aura recours aux mesures de protection contre les créanciers pour aller de l'avant dans la restructuration de son capital.
Selon le Globe and Mail, le groupe d'opposants détient 6,25% des débentures convertibles subordonnées convertibles. Il représente plusieurs investisseurs institutionnels et de détail.
Une motion contestant le plan de restructuration a été déposée en Cour supérieure la semaine dernière.
Déjà jeudi dernier, Yellow Média avait prévenu ses créanciers que la compagnie s'exposait à des jours plus sombres s'ils n'approuvaient pas le plan de restructuration du capital de la compagnie.
«La restructuration du capital est urgente. La situation financière actuelle de Yellow Média et un processus de restructuration prolongé nuira à la société. Si la restructuration du capital n'est pas mise en œuvre, Yellow Média sera dans l'obligation de recourir immédiatement à des options qui sont moins favorables à la société et ses parties intéressées», affirmait la compagnie dans un communiqué.
Les créanciers non garantis de la compagnie des pages jaunes s'opposent au plan de restructuration actuel parce qu'ils estiment que Yellow Média a généré des flux de trésorerie importants au cours du dernier trimestre et que le plan devrait faire l'objet d'autres négociations avec les prêteurs.
L'entreprise a dégagé au dernier trimestre des profits de 67,7 M$, ou 9 cents par action, comparativement à une perte de 5 cents par action à la même période l'an dernier.
L'encaisse est passée de 87,3 M$ à 375,5 M$, une information qui ne figurait pas dans les projections de flux de trésorerie soumises aux créanciers.
Rémunération
Par ailleurs, la rémunération du PDG de Yellow Média, Marc Tellier, s'est établie à 896 600$ en 2011, selon ce que révèle la circulaire de sollicitation de procurations. Il s'agit d'une baisse significative par rapport à 2010, où elle avait été de 8,9 M$.
Soulignons toutefois qu'une part importante de cette rémunération consistait dans l'octroi d'options dont la valeur a significativement baissé avec la baisse radicale du cours de l'action de Yellow. Le titre de l'entreprise s'échangeait mardi autour de 5 cents.