Agence QMI
Quelque 1000 retraités des trois usines de Papiers White Birch au Québec ont eu une mauvaise mauvaise surprise lundi lorsqu'ils ont appris que leurs prestations de retraite seront coupées plus que prévu à compter du 1er décembre .
À l'usine de Stadacona, de Québec, les prestations de 700 retraités seront coupées, non pas de 30 %, comme prévu, mais de 40 %.
Pour les retraités des usines FF Soucy, de Rivière-du-Loup, et Masson, de Gatineau, la coupure est encore plus dramatique. Elle sera, non pas de 10 %, mais de 50 %.
Le Syndicat canadien des communications de l'énergie et du papier a dit que l'entreprise ne respecte pas l'entente conclue en juillet dernier.
Il a aussi dit que le gouvernement Charest s'était engagé à combler la différence si White Birch refusait de payer son dû. Et il demande aujourd'hui à la ministre péquiste du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, de reconduire cette entente et de l'appliquer.
«Surtout avant Noël, c'est vraiment difficile pour les familles, pour ces gens-là qui sont dans l'insécurité, qui ont des besoins, parce qu'il y en a plusieurs, là-dedans, qui n'ont pas des grosses pensions et, se les faire couper de moitié, c'est assez dramatique pour eux», a plaidé le vice-président du syndicat, Renaud Gagné.
Mais, selon Agnès Maltais, pas question pour son gouvernement de payer les prestations que White Birch refuse de payer. Elle a affirmé c'est aux parties de s'entendre.
Pour cela, Mme Maltais compte sur un projet de loi qui sera bientôt déposé et qui va permettre l'établissement de régimes de retrait à prestation cible, de quoi aider le syndicat à s'entendre avec l'employeur, selon la ministre.