Agence QMI
La vente de ces installations et le maintien d'une partie des emplois de l'usine, que TEVA prévoyait fermer à la fin de l'année, avait été sérieusement compromise à la fin de juin. En assemblée générale, les employés syndiqués avaient rejeté les modifications aux conditions de travail souhaitées par le nouvel acquéreur et la rumeur voulait que Halo ait décidé de mettre fin à son projet d'acquisition.
Or, lors d'une nouvelle assemblée syndicale tenue jeudi, les travailleurs concernés ont à nouveau voté, cette fois à 89 % en faveur des changements proposés à la convention collective.
Halo a du même coup confirmé à TEVA être prête « à poursuivre les négociations menant à la conclusion de la vente de l'usine », a indiqué le président de TEVA Canada, Barry Fishman, dans un communiqué remis aux employés vendredi. Celui-ci a précisé que la vente, qui devait initialement être finalisée le 30 juin, sera finalement conclue en juillet.
Ce revirement de situation devrait mettre fin aux vives tensions qui régnaient dans l'usine depuis le premier vote syndical. En effet, près de la moitié des 320 employés de TEVA à Mirabel ne sont pas syndiqués et avaient très mal reçu la position initiale de leurs collègues affiliés aux TCA.
Rappelons que l'usine installée depuis une vingtaine d'années en bordure de l'autoroute 15 à Mirabel fabrique des médicaments génériques. D'abord connue sous le nom Kempac, puis Technilab, elle avait plus tard été acquise par la société allemande Ratiopharm.
En 2010, Ratiopharm passait aux mains de la multinationale israélienne TEVA qui, à peine quelques mois plus tard, annonçait la consolidation de ses activités canadiennes dans la région de Toronto et, par conséquent, la fermeture des installations de Mirabel, alors prévue pour la fin de 2012.
Une bonne nouvelle survenait cependant en mars dernier, quand TEVA a annoncé la conclusion d'un accord avec Halo, une petite société américaine, pour la vente de l'usine de Mirabel. L'acquéreur prévoyait alors y maintenir au moins 150 emplois.
La transaction était cependant soumise à certaines conditions, notamment des ententes de fabrication entre les deux entreprises et des modifications aux conditions de travail des employés.