Agence QMI
Le comité exécutif de la Ville de Montréal a choisi mercredi de suspendre l'octroi de contrats en ce qui a trait aux travaux d'infrastructures non urgents sur tout son territoire.
Réagissant une fois de plus aux allégations faites par Lino Zambito à la commission Charbonneau, la Ville suspend ainsi « tout processus en vue d'accorder un contrat [...] pour des travaux d'infrastructure routière, d'aqueduc, et d'égout », peut-on lire dans le communiqué.
Ces contrats, que la Ville refuse de divulguer, sont estimés à un peu plus de 75 millions $. La décision d'interrompre le processus d'attribution de ceux-ci « sera communiquée administrativement et politiquement à tous les arrondissements ».
Si des travaux urgents devaient être nécessaires, les contrats seraient attribués selon les normes qui prévalent actuellement à la Ville.
Cette décision du comité exécutif a notamment été motivée par l'intérêt du nouveau gouvernement provincial à modifier rapidement les paramètres de la loi 35, offrant aux municipalités une « souplesse administrative ».
« Le ministre Lisée nous assure que le gouvernement du Québec modifiera la loi 35 d'ici Noël. Je crois que nous pouvons faire une pause dans nos travaux d'infrastructure d'ici là pour lui laisser le temps de nous fournir de meilleurs outils », a déclaré le maire Gérald Tremblay.
Mardi, l'administration municipale a dévoilé qu'une enquête interne avait été déclenchée à la Direction des infrastructures, et que trois fonctionnaires avaient été suspendus.