Roch Courcy
Agence QMI
Facebook fait preuve d'une meilleure connaissance du droit à la vie privée des utilisateurs, mais devrait être plus proactif avant de mettre en œuvre de nouvelles fonctions, selon la commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Jennifer Stoddart.
C'est la conclusion à laquelle est parvenu le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada suite à l'étude de trois examens de plaintes.
Les enquêtes menées par le Commissariat sur Facebook concernaient la fonctionnalité « Vous connaissez peut-être… », les extensions sociales, comme les boutons « J'aime » ou « Page recommandée », et les pratiques relatives à la vérification de l'identité d'un utilisateur.
Les plaintes relatives à la fonction « Vous connaissez peut-être… » ont été jugées fondées puisque l'enquête a révélé que « Facebook avait utilisé les adresses de courrier électronique des non-membres pour leur suggérer des amis sans qu'ils en aient été dûment informés et aient fourni leur consentement ». Le Commissariat a toutefois précisé que Facebook a corrigé le problème au cours de l'enquête. Les deux autres plaintes ont été jugées non fondées.
« On constate que Facebook semble tenir davantage compte des questions liées à la protection de la vie privée à certains égards, notamment parce qu'il fournit aux membres des renseignements plus clairs et plus compréhensibles au sujet de diverses pratiques de gestion des renseignements personnels, a déclaré Mme Stoddart dans un communiqué mercredi.
La protection de la vie privée doit être intégrée aux fonctions dès le départ - elle ne doit pas être ajoutée après coup, en réaction aux commentaires négatifs des utilisateurs individuels et des autorités de protection des données. »
Ce n'est pas la première fois que Facebook est le sujet d'une enquête de la part du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada. En 2009, à la suite d'une enquête approfondie, Facebook avait apporté de nombreux changements.
Selon le cabinet d'avocats Davies, Ward, Phillips & Vineberg, la compilation, le stockage et l'accessibilité des données personnelles peuvent servir non seulement aux organismes qui en font une utilisation légitime, mais également aux malfaiteurs. Les atteintes à la protection des données sont désormais monnaie courante, les commerçants et le public doivent donc s'en prémunir, selon le cabinet d'avocats.