Rémi Nadeau
Agence QMI
Sur l'ensemble des sommes dépensées jusqu'ici dans SAGIR, seulement 11,5 millions $ ont été consacrés à l'acquisition d'équipements informatiques, pendant que cinq firmes se partageaient une impressionnante manne de 197 millions $ en services-conseils.
Questionné à ce sujet, le Centre des services partagés du Québec (CSPQ) a fourni une réponse par courriel, stipulant que « l'infrastructure technologique est unique pour toutes les phases, et que le matériel acquis pour la première phase est toujours utilisé ».
Sur la multiplication des contrats de services professionnels, de conseillers stratégiques, d'expertise et d'accompagnement, le CSPQ plaide qu'elle s'explique par « le nombre d'étapes en cours de développement ainsi que la diversité des expertises requises ».
Le CSPQ, qui gère d'importants projets informatiques gouvernementaux, a lui-même énormément recours aux consultants.
S'il compte sur une équipe de 1095 personnes pour travailler sur ces projets, il embauche aussi à contrat pas moins de 603 employés à temps complet externe.
PQ désabusé
Informé des difficultés de déploiement de SAGIR, le député péquiste Sylvain Simard s'est dit convaincu que les travaux de deuxième livraison devront être repris.
« Je connais ce langage. Lorsqu'on dit que le projet fait l'objet d'une réactualisation de portée, c'est qu'on doit recommencer », a soupiré le député de Richelieu.
Il affirme s'être inquiété de l'état d'avancement du projet à deux reprises depuis l'automne dernier, sans jamais avoir reçu de réponse de la présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne.
« Non, mais, les projets informatiques, ils ne pourraient pas en réussir un? Chaque fois, ça prend l'eau », a commenté M. Simard.