Michel Munger
Argent
Les négociations seront-elles bientôt relancées au Journal de Montréal ? Il semble que oui car le gouvernement du Québec vient de nommer un médiateur spécial pour trouver une solution au lock-out.
C'est le ministre de l'Emploi, de la Solidarité sociale et du Travail, Sam Hamad, qui choisit Jean Poirier comme médiateur. Sa tâche sera d'aider les parties à négocier.
Le conflit touche 250 travailleurs syndiqués depuis janvier 2009.
«Les parties sont engagées depuis plusieurs semaines dans un exercice de rapprochement destiné à relancer les négociations, affirme le ministre. Compte tenu des progrès réalisés, nous croyons que le contexte est maintenant propice à la nomination d'un médiateur spécial.»
M. Hamad dit avoir choisi la bonne personne pour relancer les négos. «La nomination de Jean Poirier s'imposait en raison de sa vaste expérience en tant que médiateur et du rôle qu'il a joué dans la résolution du conflit au Journal de Québec».
Le syndicat et l'employeur ont signalé qu'ils ne feraient pas de déclarations publiques concernant ce développement.
Un des principaux enjeux de ce conflit, pour l'employeur, est la réduction de l'effectif du Journal, notamment chez les employés de bureau. La renégociation d'avantages de la convention collective et la circulation du contenu entre le Journal et les autres propriétés de Quebecor font aussi partie de ses demandes.
À la CSN, on affirme que les demandes portent entre autres sur l'abolition de près de 100 postes et sur des réductions salariales aux petites annonces.
Le syndicat s'est déjà dit prêt à accepter des changements mais il allègue que la partie patronale va trop loin.