Jean-François Rousseau
Argent
Parmi les quelque 2600 participants, Jean Charest sera le seul premier ministre provincial à s'y rendre. Il sera accompagné de Sam Hamad, ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation.
Les deux politiciens seront à la tête d'une délégation composée d'une trentaine d'entreprises et de représentants du milieu des affaires québécois.
Selon Raymond Chrétien, associé et conseiller stratégique au cabinet Fasken Martineau, cette mission économique sera sûrement bénéfique pour le Québec et la présence de M. Charest est une « excellente initiative », notamment en raison du Plan Nord.
« C'est le Plan Nord qui justifie sa présence là-bas, a expliqué M. Chrétien. Il se doit d'être là pour rencontrer des dirigeants d'entreprises susceptibles d'investir au Québec. Davos est traditionnellement le meilleur endroit au monde pour conclure des affaires et c'est aussi le meilleur baromètre de la situation économique actuelle. »
Le sommet économique de Davos s'ouvre mercredi, en présence des plus influents décideurs sur la scène mondiale. Une quarantaine de chefs d'État et une vingtaine de banquiers des plus importantes économies seront sur place.
De nombreux chefs de directions d'entreprises et d'institutions québécoises seront à Davos notamment Bombardier, SNC-Lavalin, Desjardins et la Caisse de dépôt et placement du Québec.
M. Chrétien a noté qu'aujourd'hui la plupart des politiciens ne prennent pas toujours le temps de prévoir à long terme et que le sommet de Davos est « un exercice de perspectives économiques pour les années à venir ».
Ce sommet s'ouvre dans un contexte économique difficile avec, en toile de fond, la crise économique dans la zone euro.
« C'est le grand dossier financier économique de 2012 et en quelques jours, M. Charest aura le pouls de ce qui est, à mon avis, le grand enjeu économique et financier actuel », a ajouté Raymond Chrétien, ex-ambassadeur du Canada en France et aux États-Unis.
Pour sa part, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, prononcera un discours jeudi, au cours du sommet, soulignant notamment la performance économique du Canada.
Le Canada courtise depuis quelques mois les dirigeants asiatiques et européens à la recherche d'accords commerciaux afin de vendre du pétrole et des ressources naturelles.
Les échanges économiques entre le Canada et la Chine s'élèvent à 58 milliards $. La Chine est devenue en 2011 le plus important acheteur de produits forestiers canadiens, devant les Américains.