Argent
La situation s'envenime dans le secteur hôtelier à Montréal, alors qu'un troisième établissement refuse que ses employés rentrent au travail.
L'hôtel Espresso, situé sur la rue Guy, a décrété un lock-out jeudi matin envers ses 80 salariés syndiqués.
Deux autres hôtels sont en conflit de travail avec leurs employés, soit le Hyatt Regency et le Holiday Inn Sinomonde.
Dans tous les cas, et dans 31 autres hôtels situés dans diverses régions du Québec, la Fédération du commerce de la centrale syndicale CSN mène des négociations coordonnées afin de renouveler les conventions collectives de travail.
Un seul hôtel faisant partie de la ronde de négociations a conclu une entente de principe jusqu'à maintenant, soit le Château-Laurier de Gatineau.
La CSN affirme que les lock-outés de l'hôtel Espresso bénéficieront du soutien de la centrale «tout le temps qu'il faudra afin qu'ils atteignent leurs objectifs de négociations».
Briseurs de grève
Le conflit de travail qui touche l'hôtel Hyatt Regency à Montréal ne semble pas près de se régler alors que des briseurs de grève auraient été embauchés pour assurer le service.
Selon le syndicat CSN, lors d'une visite effectuée le week-end dernier, des enquêteurs du ministère du Travail ont constaté la présence d'au moins 13 briseurs de grève dans l'établissement du Complexe Desjardins.
La centrale syndicale entend demander des inspections chaque fois qu'elle soupçonnera l'utilisation de « scabs » dans les hôtels touchés par un conflit de travail soit, le Regency Hyatt, le Holiday Inn Select Sinomonde et l'hôtel Espresso.
« Si les hôteliers s'imaginent qu'ils pourront bafouer l'esprit de la loi impunément, ils se trompent. Nous dénoncerons sans relâche tout recours à des «scabs» parce que cela va à l'encontre des principes de négociations de bonne foi », assure le porte-parole du secteur de l'hôtellerie à la Fédération du commerce CSN, Michel Valiquette.
Une vaste ronde de négociations se déroule actuellement dans le secteur de l'hôtellerie au Québec touchant 35 syndicats représentant 5500 travailleurs.