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Moins d'un quinquagénaire sur deux au Québec prévoit travailler après la retraite, et à ce titre, les quinquagénaires québécois sont à peu près au même diapason que ceux de la Colombie-Britannique.
Selon un sondage réalisé pour le compte de la Banque CIBC, les quinquagénaires de ces deux provinces sont en effet les seuls à ne pas prévoir majoritairement à occuper un emploi après avoir pris leur retraite.
Au Québec, 47% des travailleurs âgés dans la cinquantaine prévoient ainsi travailler pendant leur retraite, de même que 49% de ceux de la Colombie-Britannique.
En comparaison, au moins la moitié des quinquagénaires habitant toutes les autres provinces ont l'intention d'occuper un emploi après leur retraite. Ils sont 59% au Manitoba et en Saskatchewan à penser ainsi, 57% en Alberta, 55% en Ontario, et 54% dans les provinces maritimes.
La moyenne canadienne est de 53%.
La plupart des travailleurs âgés dans la cinquantaine prévoyant occuper un emploi après leur retraite le feraient à temps partiel.
Par ailleurs, les quinquagénaires du Québec estiment qu'ils accrocheront leurs outils à l'âge de 62 ans. En Ontario, l'âge de prise de la retraite envisagé est de 63 ans, et il s'agit aussi de l'âge moyen pour tout le Canada.
Le sondage, organisé par Léger Marketing, révèle également que 55% des quinquagénaires au Québec ont mis moins de 100 000$ de côté pour financer leur retraite. Au Canada, ils sont moins nombreux dans cette situation, soit 45%.
Même s'ils n'ont pas épargné autant qu'ils l'espéraient, les années qui précèdent immédiatement la retraite peuvent être les meilleures pour accroître l'épargne et mettre de l'argent de côté pour l'avenir, surtout si le prêt hypothécaire a été remboursé.
«Profitez de l'occasion d'accumuler votre épargne dans la mesure du possible même si vous avez l'intention de cesser de travailler à temps plein d'ici quelques années seulement», a expliqué lundi Sylvain Vinet, premier vice-président CIBC, Est du Canada.
Selon M. Vinet, ceux qui envisagent de continuer de travailler pendant la retraite pourraient se permettre de ne pas toucher à leur épargne pendant de nombreuses années, en utilisant leur revenu d'emploi pour remplacer ce qu'ils auraient normalement puisé dans leur épargne-retraite.
Enfin, le sondage fait ressortir que les Canadiens dans la cinquantaine qui ont rencontré un conseiller financier se disent plus optimistes quant à leur situation financière que ceux qui ne l'ont pas fait.
Les données du sondage ont été recueillies entre le 5 et le 8 juillet 2012 auprès d'un échantillon de 805 Canadiens en préretraite âgés de 50 à 59 ans. La marge d'erreur est de 3,45%.