Guy Lacroix
Agence QMI
Le directeur général des serres, Stéphane Boucher, a confirmé l'information. « Nous devrons suspendre la production en raison du fait que les prix sont à terre depuis un bon moment notamment à cause des importations en provenance du Mexique et du Sud, a-t-il dit. Le prix actuel ne nous permet pas de couvrir nos frais d'exploitation. »
M. Boucher a souligné que des démarches allaient être entreprises auprès du ministère de l'Agriculture au sujet de l'avenir des tomates.
« Nous ne sommes pas les seuls, a-t-il indiqué. Les autres producteurs de tomates de serre au Québec subissent ça aussi. »
Selon le directeur général, produire des tomates en Abitibi n'est déjà pas une tâche facile en comparaison avec la région de Montréal, « en raison notamment du climat. Et ils en arrachent aussi. Alors on comprend que le marché vient nous faire encore plus mal ».
Solutions possibles?
Certaines solutions existent, a-t-il ajouté, entre autres l'implantation de programmes spéciaux pour aider les producteurs ou encore le fait de limiter les importations. La diminution des coûts de production fera aussi partie des discussions avec le ministère.
Quoi qu'il en soit, la décision ne devrait pas affecter les emplois de l'entreprise qui oscillent entre 175 personnes dans les périodes de pointe à 50 comme actuellement, alors que la production de plants forestiers est complétée.
« Nous croyons être en mesure de pouvoir récupérer les gens qui étaient sur la production de tomates pour les amener sur les plants forestiers », a-t-il fait savoir.
Le directeur général fonde également de bons espoirs sur la venue du nouveau régime forestier qui entrera en vigueur en 2013. Il estime qu'il pourrait, à moyen terme, être favorable aux Serres de Guyenne.