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Argent
S'il y a au moins un sujet sur lequel s'entendent le Parti libéral et la Coalition avenir Québec sur les finances des particuliers, c'est que les Québécois, tous revenus confondus, ne doivent pas subir de hausses d'impôt.
La fiscalité des revenus des particuliers est l'un des sujets qui ont fait l'objet d'un débat lundi organisé par les chaînes Argent et LCN.
L'animateur Mario Dumont avait lancé les échanges en posant carrément la question à savoir s'il fallait taxer davantage les riches, comme le propose le Parti québécois.
« On a la table d'impôt la plus progressive au Canada », a affirmé le ministre des Finances sortant et candidat libéral dans Outremont, Raymond Bachand.
« Ce que le PQ suggère, c'est d'amener ça à 55 % de taux marginal et de déconnecter le Québec du Canada sur l'épargne et sur l'investissement, a-t-il précisé. Ça, c'est dangereux. Quatre pour cent des contribuables paient 30 % des impôts. »
Le représentant de la Coalition avenir Québec, Christian Dubé, s'est dit d'accord avec M. Bachand.
« Je pense qu'on taxe déjà assez [les Québécois], a souligné la candidat caquiste dans Lévis. La taxe progressive, c'est déjà énorme. Je pense que, ce qui est important en cette période […] c'est de demander un effort à tout le monde. Sauf que, pour la classe moyenne, nous, on a baissé l'impôt. Alors, je pense qu'on a trouvé l'équilibre entre ceux qui en avaient le plus besoin à court terme et augmenter l'impôt pour ceux qui pouvaient se le payer. »
Pour le candidat du Parti québécois dans Rousseau, Nicolas Marceau, les 6 milliards $ de nouveaux revenus prévus par le gouvernement Charest dans son plan de retour à l'équilibre budgétaire seront puisés pour l'essentiel chez la classe moyenne.
« Il [ne] faut pas se le cacher, c'est la taxe de vente, la taxe sur l'essence, la taxe santé, a-t-il dit. Il n'y a rien de spécifique là-dedans pour les contribuables les plus fortunés. »
« Ce que, nous, on propose, c'est de prendre 1 milliard $ à nos contribuables les plus fortunés, ceux qui ont plus de capacité de payer, de faire un effort supplémentaire », a-t-il expliqué.
Les différents partis ne s'entendent pas non plus sur le rôle que doivent jouer les crédits d'impôt dans la création d'emplois.
Raymond Bachand s'en est pris au projet de la CAQ d'abolir 2 milliards $ de crédits d'impôt « pour les remplacer par 2 milliards $ de subventions, a-t-il mentionné. Vous ébranlez la pierre d'assise de 200 000 emplois au Québec, M. Dubé. »
Le représentant de la CAQ, Christian Dubé s'en en bien défendu : « Écoutez bien! On les enlève des crédits d'impôt liés aux investissements et on les met, s'ils sont liés à la création d'emplois payants, comme on a dit... Alors, ce ne sont pas des subventions du tout. »
Le représentant de Québec solidaire, Amir Khadir, a dénoncé le peu d'impôt payé par les grandes corporations et les milliards qui pourraient être récupérés des multinationales pharmaceutiques.
« On leur paie 2 milliards $ de trop en frais de médicaments, si on se compare à l'Ontario, à la Nouvelle-Zélande, à d'autres pays, a-t-il indiqué. Elles n'ont pas besoin, ces entreprises milliardaires, de notre charité. Il faut mettre fin à ça! »
Dans son programme, Québec solidaire prévoit créer une agence consolidée d'achats de médicaments, qui permettrait de négocier de meilleurs prix.