Marie-Pier Gagné
Agence QMI
La taxe santé coûte trois fois plus cher à une personne qui gagne 20 000 $ par année qu'à une personne qui en gagne 130 000, selon l'R des centres de femmes du Québec.
Pour tenter de convaincre le gouvernement de tenir l'une de ses principales promesses électorales, abolir la taxe santé, une trentaine de personnes se sont rassemblées devant les bureaux montréalais du Parti québécois, mardi, quelques jours avant le dépôt du budget provincial, prévu le 20 novembre.
«La population a élu Pauline Marois sur la base de ses engagements électoraux. En réanimant la taxe santé, non seulement elle ne tient pas sa promesse, mais en plus, elle se met à dos une bonne partie de ses électeurs», a affirmé Lyse Cloutier, représentante de l'R des centres de femmes du Québec.
Lors de sa campagne électorale, le PQ avait fait la promesse d'éliminer complètement cette contribution qui pesait trop lourd sur les épaules de la majorité des Québécois.
Pour compenser, deux nouveaux paliers d'imposition visant uniquement les citoyens qui disposent d'un revenu supérieur à 130 000 $ devaient être mis en place. Le gouvernement péquiste a annoncé qu'il maintiendrait finalement la taxe, en raison de son gouvernement minoritaire, mais qu'il la modulerait. Selon les manifestants, la nouvelle taxe santé demeure injuste et régressive.
«L'opposition n'a pas respecté ses engagements, a toutefois tenu à relativiser Jacques Benoit, coordonnateur de la Coalition solidarité santé, qui estime que Pauline Marois n'est pas la seule à blâmer. Québec solidaire avait promis d'appuyer le gouvernement dans ses propositions qui amélioreraient la vie de la majorité de la population et nous attendons toujours qu'ils appuient nos démarches. De son côté, la Coalition avenir Québec avait aussi dans ses plans d'éliminer la taxe santé et il ne s'est pas opposé à la décision prise par le gouvernement Marois.»
Des sondages menés dernièrement par CROP ont démontré que 70 % des Québécois seraient favorables à l'abolition de la taxe santé.