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Les syndicats représentants les employés d'Hydro-Québec estime que la promesse de la Coalition avenir Québec (CAQ) d'abolir4000 postes à cette société d'État est «irresponsable, dangereuse et démontre une profonde méconnaissance de l'organisation».
Ces réductions d'effectifs auront «de graves conséquences sur la qualité du service, la sécurité du réseau, la rentabilité de l'entreprise», ont affirmé par communiqué, mercredi, le Syndicat des technologues d'Hydro-Québec, le Syndicat des employés de métiers d'Hydro-Québec, le Syndicat des employés de techniques professionnelles et de bureau d'Hydro-Québec et le Syndicat des spécialistes et professionnels d'Hydro-Québec.
De plus, ces syndicats affirment que la position de la CAQ ouvre «la porte toute grande à la privatisation complète ou partielle» d'Hydro-Québec.
«Bien sûr, on tentera de détourner le débat en taxant les syndicats d'Hydro-Québec de corporatisme, mais il reste que la question fondamentale est de savoir si la société d'État pourra effectuer l'impressionnante charge de travail qu'elle doit accomplir avec 18 % moins d'employés. Pour nous, il est plus qu'évident que ce sera impossible», a dit Maxime Valade, porte-parole du secteur Énergie du Syndicat canadien de la fonction publique, par communiqué.
«Hydro-Québec n'est pas une usine de boîte à chaussures, c'est l'une des plus grandes organisations au monde qui produit, transporte et distribue de l'électricité, tout cela sur un territoire de 1,6 million de kilomètres carrés. Conséquemment, elle a besoin d'une force de travail importante », a ajouté Maxime Valade.
Malgré des coupures, la CAQ a affirmé qu'il sera possible de maintenir les services à Hydro-Québec grâce à une rationalisation administrative.