Sonia Lavoie
Agence QMI
L'inquiétude règne dans les usines de Rio Tinto Alcan (RTA) au Saguenay et le syndicat a dû rassurer ses membres au cours de deux réunions qui se sont tenues mercredi soir et jeudi matin.
Les représentants syndicaux ont même décidé d'entamer des discussions avec RTA pour éventuellement ouvrir la convention collective de travail des syndiqués d'Arvida avant l'échéance de 2015.
C'est que les mauvaises nouvelles s'accumulent dans le domaine de l'aluminium et les 1500 syndiqués d'Arvida veulent s'assurer d'une sécurité d'emploi.
La compagnie a déjà annoncé la fermeture du centre cathodique à Jonquière et la perte prochaine d'une cinquantaine de postes. Et en décembre 2014, 812 salles de cuves précuites devront cesser leurs opérations pour des raisons environnementales. Ce qui pourrait signifier la perte de près de mille emplois dans deux ans. Et RTA n'a toujours pas annoncé la réalisation des phases deux et trois du projet AP60.
Après avoir consulté ses membres, le syndicat a donc décidé d'explorer les avenues possibles avec la compagnie. « Si les garanties sont à la hauteur de ce qu'on espère, on est prêt à regarder les solutions », a mentionné le président du syndicat des employés de l'aluminium d'Arvida, Alain Gagnon.
En retour d'une réouverture de la convention collective de travail, le syndicat souhaite obtenir un prolongement des opérations des vieilles salles de cuves et la réalisation des phases deux et trois du projet AP60.
Une rencontre est aussi demandée avec la première ministre Pauline Marois parce qu'il faudra une autorisation gouvernementale afin que les salles précuites puissent continuer à opérer au-delà de décembre 2014.