Jean-Luc Doumont
Agence QMI
Le directeur de l'usine d'Alma, Carol Nepton, s'est adressé dès huit heures aux deux groupes de travailleurs, présents dans la salle de l'Hôtel Universel d'Alma. Derrière des portes closes et cachées avec des draps, la compagnie a souhaité rencontrer les travailleurs. D'ailleurs, une vive tension se faisait sentir auprès des cadres.
Le mot de bienvenue d'une heure, réalisé au sous-sol de l'hôtel, s'est tenu dans le plus grand secret. Les gardes de sécurité étaient omniprésents dans l'enceinte du complexe hôtelier.
Récupérer les effets personnels
Par la suite, les deux groupes ont été conduits au premier étage de l'hôtel, où des cadres les attendaient pour discuter du retour au travail, qui sera en petit nombre, et ce, au compte-gouttes.
Chaque semaine, RTA souhaite rencontrer entre 60 et 70 travailleurs. Ils devront dès le lendemain se rendre à l'usine pour prendre leurs effets personnels. Environ deux à trois rencontres par semaine devront avoir lieu à Alma.
Un premier groupe de 12 personnes et un second de 14 personnes ont été vus par les cadres, qui ont expliqué le retour au travail et les attentes de l'entreprise envers eux.
Formations
Vu que les travailleurs n'étaient pas à l'emploi de l'usine durant de longs mois, RTA a fixé des règles de sécurité à l'intérieur de l'usine et les travailleurs devront s'y conformer en suivant des formations.
À la sortie des rencontres, les travailleurs ont expliqué que le géant de l'aluminium aurait offert de l'offre psychologique pour les travailleurs.
« C'est un accueil normal, a mentionné Sylvain Bergeron, travailleur de RTA. Ils ont expliqué comment [ça va se passer] dès notre retour ce lundi. Il y aura des formations de prévues à l'intérieur de l'usine pour mettre à jour les règles de sécurité. Comme cela faisait longtemps que nous étions sortis, l'usine exige qu'on suivent cette formation. »