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Les Canadiens qui font peu confiance aux conseillers des institutions financières sont plus susceptibles de trouver la planification financière de leur retraite ardue et compliquée, selon un sondage menée pour le compte du Mouvement Desjardins.
Les personnes affichant le plus bas niveau de confiance envers les conseillers financiers sont plus déconcertés par la planification de la retraite (60,7%), comparativement à 28,4% pour celles dont le niveau de confiance est le plus élevé.
De même, les sceptiques sont beaucoup moins nombreux à croire qu'ils vont être en mesure de toucher suffisamment d'argent pour vivre confortablement après avoir pris leur retraite. Leur proportion est de 39,7%, contre 75,5% des personnes dont le niveau de confiance est le plus élevé.
Selon André Langlois, vice-président, Développement et Mise en marché, Assurance et Épargne pour les particuliers chez Desjardins, ce manque de confiance envers les institutions financières n'est guère étonnant, «compte tenu de l'instabilité de marchés qui perdure depuis plusieurs années.»
M. Langlois estime cependant que ces particuliers mettent en péril leur avenir, parce qu'ils ont aussi moins tendance à s'intéresser à l'information sur la préparation à la retraite.
Or, le sondage fait aussi ressortir que plus une personne est informée au sujet de la planification financière, meilleure sera sa confiance à l'égard des institutions financières et plus elle sera apte à planifier son avenir.
«C'est pourquoi la culture financière est si importante», souligne-t-il.
Le sondage a été réalisé par SOM Recherches et sondages entre le 14 et le 27 novembre dernier. Au total, 2039 questionnaires ont été remplis par un échantillon d'internautes actifs et retraités âgés de 18 à 70 ans. La marge d'erreur maximum pour les données globales est de 2,6% à un seuil de confiance de 95%.