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Andrew McIntosh
Agence QMI
Après seulement six ans à son poste, le président d’Inforoute Santé du Canada, une agence financée par les fonds publics chargée de faire progresser l’informatisation des dossiers médicaux, a réussi à constituer un régime de retraite de 1 million $.
Richard Alvarez est entré en fonction en 2004 comme président et chef de la direction d’Inforoute Santé du Canada. En quelques années, il a réussi à accumuler un pécule qui ferait pâlir d’envie la plupart des fonctionnaires et des citoyens ordinaires.
Les détails du régime de retraite de M. Alvarez étaient enfouis dans les rapports annuels d’Inforoute Santé, que l’Agence QMI a épluchés.
Ces révélations surviennent alors que les rumeurs se font de plus en plus pressantes à l’égard des intentions du gouvernement Harper de sabrer sa contribution aux régimes de pension des fonctionnaires.
Financée par le fédéral, Inforoute Canada est une agence à but non lucratif, créée par le gouvernement libéral en 2001. Elle compte 200 employés à Montréal et à Toronto.
Jusqu’à maintenant, l’agence a obtenu 1,6 milliard $ en fonds publics pour mener des projets d’informatisation des dossiers médicaux à travers le Canada, en collaboration avec les provinces et des entreprises informatiques.
Inforoute Santé devait recevoir cette année une nouvelle contribution fédérale de 500 millions $. Cependant, le gouvernement Harper a décidé, lors de son dernier budget, de suspendre le versement.
Le régime de retraite de M. Alvarez a été créé spécialement pour lui lorsqu’il a joint l’agence en 2004. Sa prédécesseure, Linda Lizotte-Macpherson, ne bénéficiait pas d’un régime aussi généreux.
«C’est incroyable !», s’est exclamée la présidente de Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, Catherine Swift, quand elle a été informée de l’ampleur du régime de retraite de M. Alvarez.
«Il y a un problème avec toutes ces agences quasi gouvernementales, mais indépendantes, mises en place pour contourner les règles de gouvernance fédérales», a affirmé Mme Swift.