Yvon Audet
Agence QMI
Le gouvernement de Pauline Marois prévoit toujours modifier son système de redevances minières et il a reporté sa décision à plus tard pour diverses raisons, selon le député d'Abitibi-Ouest, François Gendron.
«Je l'ai déjà dit et je le répète, nous sommes pour le développement minier, mais avec un retour équitable pour le milieu, parce que le Québec n'a jamais eu un juste retour sur les profits que génèrent les minières», a déclaré le député d'Abitibi-Ouest et ministre de l'Agriculture, lors du dîner-conférence de la Chambre de commerce et d'industrie d'Abitibi-Ouest, à La Sarre, lundi.
Pour étayer ses propos, le député d'Abitibi-Ouest, également ministre responsable de l'Abitibi-Témiscamingue, a fait part des chiffres provenant du dernier rapport du Vérificateur général : «Il a démontré que, pour 2010 et 2011, plus de la moitié des minières avaient payé zéro redevance».
M. Gendron a concédé que les libéraux les avaient augmentées de 12 % à 16 %, mais «le problème», avec eux, c'est qu'ils ont posé des gestes, de l'autre côté, comme de financer la construction de chemins et de donner le tarif L, au niveau d'Hydro-Québec, annulant ainsi l'effet de la hausse.
François Gendron a précisé que son gouvernement avait convenu de reporter à plus tard la modification du Régime des redevances minières «parce que nous pensons qu'il est encore possible de négocier (avec l'industrie), qu'on note des signes de ralentissement et qu'on ne veut pas tuer la poule».
Il a été catégorique sur un point : «notre objectif est d'avoir un Régime de redevances avec le moins de trous possible».
Plan Nord
M. Gendron a par ailleurs déclaré que son gouvernement n'est pas «pour le Plan Nord», mais «pour le développement du Nord, qui est majeur et important».
Le député-ministre a affirmé que son équipe « veut développer le Nord de façon intelligente, avec parcimonie, en respectant les communautés existantes et ce qu'il ne faut pas toucher».
Le développement du Nord relèvera désormais du Secrétariat aux affaires nordiques, selon ses dires.