Kevin Dubé
Agence QMI
Évasif, comme il l'est depuis le début de la saga d'un éventuel retour des Nordiques à Québec, le numéro 2 de la LNH, Bill Daly, a toutefois démontré des signes encourageants pour les fervents partisans du retour des Nordiques, lundi.
Coïncidence ou pas, le commissaire adjoint de la LNH a répondu à la vitesse de l'éclair au courriel envoyé par le «Journal de Québec», qui lui demandait si la construction officielle d'un amphithéâtre changeait l'évaluation de la LNH vis-à-vis les principaux marchés pouvant accueillir une concession.
«Il n'existe aucun lien direct entre la construction d'un aréna et une nouvelle équipe, a-t-il tout d'abord tenu à spécifier. Par contre, l'existence d'un aréna construit selon les règles de l'art renforce la possibilité que Québec soit considérée comme un candidat viable pour accueillir une concession de la LNH dans un futur proche.»
Point de non-retour
Plus enthousiaste que Daly, le gestionnaire du futur amphithéâtre de Québec, Pierre Karl Péladeau, estime que Québec a franchi une étape cruciale dans un éventuel retour du hockey.
«C'est indéniable qu'une étape qui était incontournable était la construction d'un amphithéâtre. Il y a un point de non-retour que nous venons de franchir, a commenté le président et chef de la direction de Québecor. La ville de Québec possède sa base de partisans et a connu une évolution économique depuis que les Nordiques ont quitté.
«J'ai une conviction très profonde que Québec a tout ce qu'il faut pour faire plus que simplement retenir l'attention (...) Je pense que nous avons réuni les conditions gagnantes pour que l'on puisse assister au retour des Nordiques à Québec.»
Pas de géant
«J'ai toujours dit que, sans amphithéâtre, il n'y aurait plus jamais de hockey à Québec, a avoué le président du groupe J'ai ma place, Mario Bédard. On est conscient qu'avec un amphithéâtre, il n'est pas certain que le hockey reviendra. Par contre, tu mets les chances de ton côté. C'est le premier ingrédient vers un retour de la LNH. C'est une journée historique pour tout le monde qui rêve du retour du hockey à Québec.»
De son côté, l'ancienne gloire des Nordiques Michel Goulet estime qu'il faut maintenant considérer Québec aussi sérieusement que Winnipeg il y a deux ans.
«Gary Bettman va prendre la ville très au sérieux comme il l'a fait avec Winnipeg quand elle a obtenu son aréna. On sait en plus qu'il y a certains clubs qui sont en difficulté. Je pense que la ville de Québec sera l'un des premiers choix (pour accueillir une équipe).»