Rémi Nadeau
Agence QMI
Les Québécois ne devraient pas avoir à payer pour des dépenses destinées à mousser la notoriété d'Hydro-Québec, estime l'Union des consommateurs.
«On ne voit pas en quoi les usagers doivent supporter par leurs tarifs des dépenses visant à promouvoir l'image de marque de la société d'État et certaines de ses activités», a réagi l'analyste spécialisé dans les questions d'énergie de l'organisme, Jean-François Blain.
L'Union des consommateurs ne conteste pas le bien-fondé de la promotion de l'efficacité énergétique ou encore des comportements sécuritaires à adopter à proximité des fils électriques du réseau d'Hydro-Québec.
«Mais pour le reste, on a de grosses réserves, parce qu'il n'y a pas de concurrence. Alors, par rapport à quel autre fournisseur cette image commerciale devraitelle être promue?» a ajouté M. Blain.
Réputation
Selon lui, la société d'État n'a qu'à bien faire son travail et qu'à répondre à ses diverses obligations pour que sa réputation soit perçue positivement par la population.
«Par rapport au budget total d'Hydro-Québec, ce n'est pas une somme importante, mais si on soulève la question d'un point de vue de principe, on peut contester l'admissibilité de ces dépenses-là aux fins des revenus requis à récupérer dans nos tarifs», a expliqué M. Blain.
Depuis 2004, les Québécois se sont fait imposer des hausses de tarifs d'électricité de 16%.
Raymond Bachand a aussi annoncé dans son budget de nouvelles hausses annuelles de 3,7% à compter de 2014, jusqu'à ce que cette augmentation atteigne 1 cent le kWh en 2018.