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Une étude confirme que les Montréalais sont parmi les Nord-Américains qui déboursent le plus pour faire le plein d'essence.
L'étude réalisée pour le compte de la Communauté métropolitaine de Montréal révèle que le prix de l'essence à Montréal est le deuxième plus élevé en Amérique du Nord, après Vancouver. Montréal remporte toutefois la palme pour le ratio des taxes par rapport au prix total.
Le rapport analyse les prix demandés à la pompe par les détaillants de 33 villes au Canada et aux États-Unis. La période couverte s'étend sur près de deux ans, de mai 2010 à mars 2012, et les prix sont tous en dollars canadiens.
En moyenne, le prix de l'essence ordinaire s'est élevé à 1,24$ le litre à Montréal, tout juste derrière Vancouver, à 1,27$ le litre.
L'organisme CAA-Québec a trouvé ce document intéressant et s'est surtout demandé qu'est-ce qui avait poussé les autorités de la grande région de Montréal à commander un rapport somme celui-là.
« Le litre d'essence est encore plus cher pour l'automobiliste montréalais! On a la preuve noir sur blanc qu'il n'y a plus de place pour augmenter la taxe sur l'essence », indique Cédric Essiminy, porte-parole de CAA-Québec.
Le prix payé à Québec, la seule autre ville de la province à faire partie de l'étude, était de 1,21$ le litre.
L'essence payée la moins chère en Amérique du Nord est à Denver et à Houston, à 0,82$ le litre.
À Calgary, au cœur même de la production canadienne de pétrole, les automobilistes devaient débourser 1,05$ le litre.
Le prix de l'essence des sept villes canadiennes sous étude (Vancouver, Calgary, Edmonton, Ottawa, Toronto, Montréal et Québec) est plus élevé que celui de toutes les villes américaines étudiées.
Quant aux taxes, elles représentent 37,4% du prix payé à la pompe, à Montréal. À Vancouver, le ratio est de 36,5%.
Pour chaque litre d'essence vendu à Montréal, les taxes s'élèvent à plus de 46,3 cents.
Le rapport met aussi en lumière que le revenu médian après impôts des ménages à Montréal est parmi les plus faibles des villes étudiées. Montréal se classe au 31e rang sur 33, derrière Pittsburg et Tampa- St. Petersburg.
«Cela signifie que le prix de l'essence, lorsque pondéré pour tenir compte du pouvoir d'achat, est encore plus élevé à Montréal comparativement aux autres régions métropolitaines», écrit-on.
L'étude a été menée dans le contexte d'évaluer de nouvelles sources de revenus afin de financer le transport en commun métropolitain. Le rapport ne contient aucune recommandation.