Michel Munger
Argent
Le premier actionnaire du spécialiste des cinémas haut de gamme IMAX (IMX) a porté un grand coup en juillet, investissant plus de 16,8 M$ US en achetant son action directement sur le marché.
Cet investisseur est Kevin Douglas, président du conseil et fondateur de Douglas Telecom. Cette dernière est une société privée californienne qui offre des services de téléphonie IP aux entreprises.
M. Douglas a transigé par l'entremise de plusieurs comptes, achetant 710 000 actions d'Imax du 9 au 20 juillet. Il a déboursé des prix unitaires de 22,32 $ à 25,71 $, en dollars américains. Il a donc puisé un peu plus de 16,8 M$ dans ses poches afin d'investir dans IMAX.
En date du 20 juillet, il détenait plus de 8,4 millions d'actions d'IMAX, soit une participation de 12,8%.
IMAX a connu une période de montagnes russes en Bourse. Son titre a atteint un sommet de 10 ans à 36,40 $ le 2 juin 2011, pour chuter abruptement sous les 15 $ dans les semaines qui ont suivi, après un recul de profits.
L'action a récupéré une partie de ses pertes, s'échangeant autour de 22 $ vendredi.
IMAX, qui vend des technologies de cinéma et en tire des redevances, profite de deux tendances.
Premièrement, son réseau est en pleine expansion dans le monde, surtout en Chine et en Russie. Au deuxième trimestre seulement, l'entreprise a signé des contrats d'installation pour 40 systèmes de cinéma et elle en a complété 20. Son carnet de commandes s'élève à 280 systèmes.
En deuxième lieu, la compagnie bénéficie de la popularité de la trilogie Batman, qui a remis sa technologie au goût du jour. Par exemple, la sortie du film The Dark Knight Rises a généré 52 M$ de revenus sur les écrans IMAX en 10 jours.
À son deuxième trimestre, IMAX a déclaré des profits en forte hausse à 11 M$ ou 16 cents par action. Ses revenus ont toutefois raté la cible. La hausse de 23% à 70,2 M$ se comparait avec des attentes de 72 M$ du côté des analystes.
L'entreprise a toutefois retenu l'attention des banques new-yorkaises Goldman Sachs et JPMorgan Chase. Ces deux institutions ont amorcé une couverture du titre en faisant une recommandation d'achat.
Le courtier californien Wedbush y croit moins, mettant fin à sa recommandation d'achat pour qualifier le titre de «neutre».