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À propos de Jilin Jien Nickel Industry
Jules Richer
Agence QMI
Le Plan Nord a produit son premier résultat concret lors de la mission économique du premier ministre Jean Charest en Chine. La compagnie Jilin Jien Nickel Industries a annoncé lundi qu'elle investira 400 millions $ dans une mine de nickel située près de Kangiqsujuaq dans l'extrême nord du Québec.
Il s’agira d’un second investissement pour la compagnie, qui avait fait l’acquisition de la mine - qui n’est pas encore active - pour 400 millions $ l’année dernière.
Quelque 270 personnes y travailleront lorsqu’elle sera entrera en exploitation au milieu de l’année 2012.
C’est le premier ministre Jean Charest qui en a fait l’annonce à Pékin en compagnie de responsables de la société chinoise.
« Il s’agit d’un des premiers investissements (miniers) chinois en terre québécoise. Le projet de Jilin Jien est important, parce qu’il servira d’exemple et de modèle pour d’autres investissements d’entreprises chinoises », a souligné M. Charest.
« Jilin Jien a ratifié une entente avec les trois communautés inuites concernées par le projet afin notamment de s’assurer d’un partage juste et équitable des bénéfices du projet », a-t-il tenu à souligner.
Présent aux côtés de M. Charest, le président de la société chinoise, Wu Shu, a confirmé que le Plan Nord avait pesé dans la balance. « L’officialisation du Plan Nord nous a incités à doubler notre investissement », a-t-il dit.
M. Shu a expliqué que la main-d’œuvre utilisée dans les installations sera québécoise.
Actuellement, 350 personnes travaillent déjà sur le chantier de la mine en vue de la mise en production de 2012.
Le nickel sera expédié par le port en eau profonde de la baie Déception. Le projet ne devrait pas nécessiter d’investissements publics particuliers, puisque Jilin Jien souhaite conclure une entente de partage des installations avec la compagnie Xstrata, qui exploite une importante mine de nickel non loin de là, la mine Raglan.
Ainsi, Jilin Jien voudrait utiliser l’aéroport aménagé par Xstrata pour ramener ses employés vers le Sud.
M. Charest en est à sa deuxième journée d’une mission économique de six jours en Chine qui le conduit à Pékin, Jinan et Shanghai. Il est accompagné d’une cinquantaine de gens d’affaires québécois.