Agence QMI
Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) s'est réjoui mercredi de la décision de la Cour fédérale de récuser le deuxième arbitre nommé par le gouvernement fédéral dans le cadre du conflit avec la direction de Postes Canada.
Tout comme le juge Coulter Osborne qui s'était finalement récusé, le STTP avait demandé à Guy Dufort, nommé par la ministre du Travail, Lisa Raitt, de se retirer de l'arbitrage prévu dans la loi spéciale de retour au travail.
« Dufort a refusé de se récuser, affirmant avoir mis un terme à toute activité partisane en 2010, et que, par conséquent, la crainte de partialité qu'entretenait le STTP à son endroit n'était pas raisonnable », a fait savoir le STTP dans un communiqué.
Dans sa preuve, le syndicat avait fait valoir les liens (Facebook) entre M. Dufort et le Parti conservateur du Canada ainsi qu'avec Lisa Raitt, et Steven Fletcher, ministre des Transports responsable de Postes Canada.
Le juge Danièle Tremblay-Lamer de la Cour fédérale a finalement ordonné mercredi matin à l'arbitre Dufort de se récuser et a aussi ordonné à la ministre de procéder à la nomination d'un nouvel arbitre.
« À la lumière du contexte unique de relations de travail et de la loi spéciale, la Cour a conclu qu'une personne raisonnable et sensée pourrait craindre que l'arbitre soit partial », peut-on lire dans un communiqué de la Cour.
Par ailleurs le STTP a réitéré sa demande de nomination d'un médiateur d'expérience bilingue qui travaillera avec les parties à la négociation d'une convention collective. De plus, le syndicat a de nouveau fait savoir que la négociation était mieux que « l'imposition d'un règlement ».
« Un règlement imposé ne fonctionne pas, a déclaré Denis Lemelin, président national du STTP. Nous tenons à agir de manière proactive afin d'obtenir une entente juste pour nos membres. »
Le gouvernement fédéral avait forcé le retour au travail des postiers par une loi spéciale qui mettait fin au lock-out imposé par la direction.