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La proportion des pertes et des vols à l'étalage dans les commerces s'est accrue pour bon nombre de commerçants, selon un sondage mené pour le compte du Conseil québécois du commerce de détail (CDCD).
Ainsi, 41% des commerçants ont affirmé que cette proportion des pertes et des vols avaient augmenté depuis le début de l'année, comparativement à 18% en 2011.
Les pertes économiques annuelles s'élèveront à plus de 800M$ cette année, ce qui représente 1,29% des ventes au détail annuelles. L'an dernier, on parlait de pertes de près de 800M$.
Bon nombre des pertes sont l'œuvre des employés mêmes des magasins. Un total de 37% des vols et des fraudes leur sont imputées, alors que 32% des pertes sont attribuées aux vols commis par les clients.
« On peut dire que dans une certaine mesure, les pertes sont récupérées par le coût du produit auprès des consommateurs. Il y a donc une hausse de prix. Il y a des situations où la concurrence est tellement vive que ça peut affecter non seulement la rentabilité d'une entreprise, mais aussi représenter des pertes d'emplois », indique Gaston Lafleur, président du Conseil québécois du commerce de détail.
Les vols commis par les employés ce traduisent par des pertes de 863 000 $ par jour pour les détaillants québécois tandis que les vols à l'étalage par les clients représentent 745 000 $ par jour.
Au total, on estime donc, en moyenne, à plus de 1,6 million $ par jour les pertes pour les vols internes et les vols à l'étalage.
Ce chiffre est sensiblement le même qu'en 2011, toutefois, on note une augmentation de 9,5 % pour les vols commis par des employés.
« Il ne faut pas oublier que maintenant, il est possible pour les malfaiteurs de revendre des articles volés en utilisant internet et le crime organisé s'intéresse de plus en plus au commerce de détail », note Claude Sarrazin, président de la firme de sécurité SIRCO
En 2012, la valeur moyenne par vol à l'étalage atteint 248 $ toutefois, 40 % des vols sont commis sur des articles ayant une valeur se situant entre 10 $ et 50 $.
Concernant la répartition des incidents commis par des employés, le vol de marchandise représente 42 % des méfaits, le vol d'argent 32 %, la fraude lors de remboursements ou retours 14 %, la fraude par carte de crédit ou débit 9 % et le vandalisme 3 %.
Le sondage révèle également que 46 % des commerçants ont effectué des poursuites criminelles ou civiles en relation avec un incident. Le nombre de poursuites est demeuré stable par rapport à l'an dernier.
«C'est un problème majeur qui affecte tous les détaillants, qui concerne l'ensemble de la population et qui constitue un geste coûteux pour tous», affirme le CQCD, qui lançait mercredi sa campagne «Piquer, c'est voler !»
Plusieurs détaillants du Québec ont accepté de participer à cette campagne, notamment en présentant les outils promotionnels de la campagne à leurs points de vente et, également, en distribuant à leurs clients un feuillet sur les conséquences du vol à l'étalage.
Les données résultent d'un sondage mené par le Groupe Altus auprès de représentants de chaînes de détaillants embauchant plus de 118 200 employés, entre août et octobre 2012. Leurs ventes sont estimées à 21,9G$.