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Mélanie Loisel
Argent
« Nous avons besoin de nos bureaux chefs et de nos PDG dans nos communautés si on veut continuer de créer de la valeur et de la richesse », a lancé Peter Simons, lundi midi, devant la tribune du Cercle canadien de Montréal.
Alors que le milieu des affaires craint une désertion des entreprises et des dirigeants avec les politiques évoquées du gouvernement Marois, le président de la Maison Simons croit plutôt qu'il faut miser sur les forces du Québec.
Sans tomber dans le débat politique, Peter Simons maintient que le Québec est une « place extraordinaire » pour faire des affaires alors qu'il y a une force de créativité et une main-d'œuvre qualifiée pour innover.
« Nous avons perdu la moitié de nos entreprises dans le commerce du détail ces dix dernières années et nous allons encore en perdre ces prochaines années, alors il faut investir dans nos communautés et dans des emplois de qualité » affirme monsieur Simons.
Le président de Simons est convaincu que les emplois de l'avenir sont les emplois de créativité.
La Maison Simons a, entre autres, engagé 75 designers et créateurs pour ses marques de vêtements. « Ce sont des emplois qui n'existaient pas avant et c'est ça notre richesse », mentionne le PDG.
Peter Simons assure qu'il a bien l'intention de poursuivre ses investissements au Québec, alors que son entreprise familiale a vu le jour dans la ville de Québec en 1840. Il laisse, par contre, le soin aux Québécois de décider de leur avenir. .
« La société décidera quelle orientation qu'elle prendra et on composera avec ça. Entretemps, je sens une certaine responsabilité à l'égard de mes 2000 employés au Québec pour que mon entreprise demeure compétitive », dit-il.
Au cours des dix dernières années, Montréal a perdu 25 % de ses sièges sociaux alors que pour la ville de Québec, le nombre de sièges sociaux a fondu de 20 % au cours de la même période. Le nombre de sièges sociaux à Québec était de 100 en 2000. Il est passé à 80 en 2010.