Huguette Young
Agence QMI
Il a notamment refusé de se prononcer sur la proposition du Parti québécois de créer un fonds de 10 milliards $, géré par la Caisse de dépôt et placement du Québec, pour mieux protéger les compagnies québécoises des prises de contrôle étrangères.
Pressé de questions à ce sujet mercredi matin lors d'un point de presse à Ottawa, M. Flaherty s'est refusé à tout commentaire.
« J'ai une opinion à ce sujet, je vous en assure, mais je ne l'exprimerai pas », s'est-il contenté de dire à l'occasion du lancement de la sixième semaine de réflexion stratégique à Wakefield, en Outaouais. Puis, il a fini par dire qu'« on pourra avoir une discussion à cet effet après les élections ».
La Loi fédérale sur Investissement Canada rejette rarement de telles prises de contrôle, qui sont acceptées à certaines conditions.
M. Flaherty n'a pas plus souhaité s'aventurer sur la question de l'assurance-emploi. « Je ne vais pas faire de commentaires sur les élections québécoises ni sur les enjeux qui sont débattus lors de l'élection, a-t-il signifié. C'est vraiment aux gens du Québec d'élire le gouvernement qui mérite d'être élu, selon eux. »
Rejetant la réforme en profondeur du régime fédéral d'assurance-emploi, la chef du PQ, Pauline Marois, s'est engagée à rapatrier l'assurance-emploi pour en faire un domaine de compétence provinciale.
Si le premier ministre Stephen Harper devait barrer la porte, les Québécois pourraient conclure « que le Canada est une condition perdante pour le Québec », a déclaré Mme Marois la semaine dernière, à Saint-Siméon, dans Charlevoix.
Le mot d'ordre de ne pas s'aventurer dans la campagne électorale québécoise semble avoir été entendu. Aucun ministre québécois du gouvernement de M. Harper interrogé par l'Agence QMI n'a voulu jusqu'ici se prononcer sur les enjeux électoraux au Québec.