Agence QMI
La minière Osisko (OSK) pourra aller de l'avant avec son sautage exceptionnel d'une durée de 37 secondes, après avoir répondu à certaines conditions imposées par le ministère de l'Environnement, de la Faune et des Parcs.
Le ministre de l'Environnement, Daniel Breton, en a fait l'annonce vendredi après-midi à l'hôtel de ville de Malartic, en présence du vice-premier ministre et ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, François Gendron.
Osisko doit dynamiter les 940 000 tonnes métriques de minerai que représentent d'anciennes galeries des mines qui ont précédé la Canadian Malartic pour pouvoir continuer ses opérations de façon sécuritaire. «Je suis ici pour garantir que tout va bien se passer», a avancé le ministre Breton.
Le temps presse pour Osisko, puisque la date de péremption des explosifs prévus pour le sautage est le 28 octobre. «Je suis sûr qu'on va être capable de répondre rapidement aux exigences du ministre et du ministère. Je peux vous assurer qu'aucun effort ne sera négligé», a affirmé Bryan Coates, vice-président aux finances et chef de la direction financière d'Osisko.
Avant d'obtenir l'autorisation finale, la minière devra fournir au ministère de l'Environnement les garanties nécessaires, soit d'établir la distance sécuritaire de projection de roc pour établir un périmètre de sécurité. Aussi, Osisko devra s'assurer du suivi constant du taux de dioxyde d'azote aux stations d'échantillonnage, pour s'assurer de la qualité de l'air dans la ville.
«Ça me préoccupe. Je pense que ça fait partie des préoccupations que l'on doit avoir. C'est pour ça justement que quand va venir ce sautage-là, nous, on va avoir des gens sur place pour regarder qu'est-ce qu'il en est», a indiqué le ministre Breton.
Inquiétudes
Certains citoyens demeurent inquiets, malgré ce qu'a annoncé le ministre. «Je suis craintif. Je crains pour ma sécurité, ainsi que celle de l'ensemble des citoyens de la municipalité. Ce que je trouve assez impressionnant, c'est de voir à quel point je ne suis pas le seul à avoir ces craintes-là, mais qu'il n'y a pas grand monde qui parle. Tous les gens gardent un certain silence.
Les propos du ministre ne m'ont absolument pas rassuré. Il faudrait que ce ministre vienne vivre un mois à Malartic, peut-être qu'il penserait autrement», a avancé un Malarticois qui habite à proximité de la fosse, qui a demandé de préserver son anonymat par peur de représailles.
Autre son de cloche du côté de Me Nicole Kirouac, avocate et personne-ressource du Comité de vigilance de Malartic.
«On s'inquiète et je crois que les gens ont le droit de s'inquiéter. Moi, aujourd'hui, j'ai été rassuré quand j'ai entendu le ministre dire que dans le fond ce qu'il veut s'assurer, c'est qu'il y ait de la sécurité totale pour les citoyens. La seule chose que les gens attendent, c'est ça», a-t-elle exprimé.
Au moment d'écrire ces lignes, il est impossible d'avancer une date quant à la tenue de ce fameux sautage.