Agence QMI
Ken Massé, le seul résidant du quartier sud de Malartic à résister encore à la relocalisation de sa maison pour permettre à la compagnie Osisko d’aménager une mine à ciel ouvert, a été extirpé de force hors de chez lui, lundi matin, par la Sûreté du Québec (SQ).
Pour protester contre son arrestation, M. Massé s'est jeté au sol. Les policiers ont été obligés de le traîner par terre, sans le relever. Caché derrière un camion de la SQ, il a été impossible de savoir comment ils s'y sont pris pour le faire monter à bord.
La minière Osisko avait reçu le feu vert plus tôt lundi matin, au palais de justice de Val-d'Or, pour faire sortir le Malarticois de gré ou de force à l'aide de la SQ et de huissiers.
Une centaine de personnes se trouvaient au palais de justice, par contre, au moment de l'expulsion forcée, une vingtaine d'entre eux étaient présents devant chez lui.
Plus de 200 résidences ont été déplacées pour la construction de la mine à ciel ouvert Canadian Malartic d'Osisko. Pour sa maison et son terrain évalués à 16 800 $, Osisko lui avait fait une offre, en avril dernier, de 350 000 $, offre qu'il avait alors refusée.