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Le dernier citoyen qui résiste à la minière Osisko à Malartic, Ken Massé, refuse de quitter sa maison.
La Cour supérieure du Québec a pourtant donné la permission à Osisko de procéder sans tarder à l'expropriation de la propriété.
D'ici lundi prochain, l'homme doit avoir quitté sa résidence, mais il refuse de se conformer au jugement du tribunal.
Le citoyen de Malartic n'a pas l'intention d'en rester là. Il entend même se rendre à l'ONU pour faire valoir ses droits.
Plus tôt cette année, Ken Massé a refusé une offre de 350 000 dollars pour le rachat de sa maison.
Si Ken Massé et sa mère Elizabeth Wilczynski ne quittent pas spontanément la maison dont ils sont expropriés, « nous demanderons à la Cour Supérieure de nous accorder un bref d’expulsion. Nous appliquerons alors les mesures qui seront ordonnées par le juge pour procéder à l’expulsion », indique Bryan A.Coates, vice-président, Finances et Chef de la direction financière de la Corporation Minière Osisko.
En attendant, Osisko continue de parler aux occupants. « J’ai personnellement parlé à madame Wilczynski dimanche soir, mais elle refuse tout arrangement », ajoute Bryan A.Coates.
La minière Osisko a proposé à plusieurs reprises des sommes d’argent de plusieurs centaines de milliers de $ pour leur proposer un déménagement sur un autre terrain de Malartic, ce que 204 propriétaires ont déjà accepté. Le transfert a eu un coût moyen de 400 000 $ par résidant.
La méthode forte
Si Ken Massé et sa mère refusent de partir, un huissier appliquera l’ordre d’expulsion du tribunal, assisté par les policiers de la Sûreté du Québec.
« Nous espérons ne pas arriver à cette extrémité et en attendant, notre porte reste ouverte pour trouver une entente. Nous avons déposé des offres qui ont été enregistrées par le tribunal. Nous sommes disposés à trouver un accord financier dans ce pénible dossier », ajoute Bryan A.Coates.
Le maire de Malartic, André Vezeau, déplore qu’aucun accord amiable n’ait pu être trouvé. Il invoque l’intérêt supérieur de sa communauté à l’installation de la mine d’or qui va créer de nombreux emplois dans sa ville qui est économiquement défavorisée.
« J’espère que Ken Massé partira de son plein gré. Je ne sais pas ce qui va se passer lundi et j'espère que l’expulsion n’aura pas de conséquences dramatiques ».
La Sûreté du Québec est avertie de la situation, mais n’est pas intervenue pour l’instant.
Le chantier de la mine est un projet de 600 millions de $. Osisko prévoit le début des activités au 2e trimestre 2011 en produisant 700 000 onces d’or annuellement.
L’entreprise emploie actuellement 800 personnes sur le site de construction.