Marie-Pier Cornellier
Agence QMI
Les créanciers de la chaîne des Magasins CPC ont entériné la proposition présentée par la direction et le syndic de faillite et qui permettra la survie des magasins situés à Sherbrooke et à Drummondville.
Sur la corde raide depuis plusieurs mois, le président-directeur général des Magasins CPC, Carlo Délisle, s'est dit soulagé. « Ça me donne de l'énergie pour tourner la page », a-t-il affirmé.
À 98 %, les 230 créanciers de CPC ont donné leur accord à l'offre qui leur a été présentée. Ils perdent cependant gros. Ils toucheront seulement 10 % du montant dû. « Oui c'est une perte pour eux, mais tout le monde vise sur le futur », a souligné M. Délisle.
En février dernier, CPC s'était placé sous la protection de la loi sur la faillite et l'insolvabilité. Depuis, les choses ont rapidement déboulé : deux magasins ont fermé leurs portes et trois autres le feront en septembre prochain.
Le plan de relance misera sur les succursales de Sherbrooke et Drummondville. Le président a promis de revenir à la vocation initiale : des articles, pour tous, à bas prix.
« Dans notre stratégie de relance, il va y avoir plus d'articles à utilité courante, comme au tout début, a-t-il ajouté. On [était] sorti de ce mandat depuis quelques années. »
Des employés du magasin à Sherbrooke se sont réjouis de l'annonce. « Je suis tellement contente, ça fait un poids de moins sur les épaules », a affirmé une jeune employée.
« On est une belle famille dans les magasins, on ne voulait pas perdre tout ça », a mentionné Chantale, en service depuis neuf ans.
Même son de cloche du côté de la clientèle. « C'est une bonne nouvelle, les gens aiment ça CPC, a dit une fidèle cliente. C'est important d'encourager les entreprises locales. »
Dès jeudi, le nouveau plan de relance se mettra en branle. « C'est un nouveau départ, c'est une chance que j'ai, je vais la prendre et les gens ne seront pas dessus », a expliqué Carlo Bélisle.