Cynthia Laflamme
Agence QMI
Le nouveau président-directeur général de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), Nicolas Girard, devra composer avec les dossiers qu'il avait critiqués lorsqu'il était député dans Gouin.
Défait aux élections du 4 septembre, il a été nommé par Pauline Marois une vingtaine de jours plus tard.
«Les critiques que j'ai faites à l'époque étaient davantage sur les dépassements de coûts pour le train de l'Est, indique-t-il. J'en suis très conscient. Je ne peux pas remettre le dentifrice dans le tube.»
Par contre, il a pu remarquer qu'une de ses demandes concernant le train de l'Est a été mise en œuvre.
«J'ai été heureux de constater, quand je suis entré en poste, que le Vérificateur général menait une enquête sur le train de l'Est. On va suivre les recommandations du Vérificateur général du Québec lorsque le rapport sera transmis.»
Le train, qui s'arrêtera à 10 gares entre Mascouche et Montréal, pourrait desservir 11 000 passagers quotidiennement. Au 31 août 2012, indique M. Girard, près de 61 % des travaux étaient exécutés.
La liste des projets à livrer est longue. En plus du train de l'Est, M. Girard souligne l'importance du prolongement du métro. L'AMT veut remettre au gouvernement, à l'hiver 2013, des suggestions pour sa planification.
Nicolas Girard veut notamment que le service rapide par bus sur le boulevard Pie-IX, qui dessert aussi la Rive-Nord et dont l'AMT est la coordonnatrice, se poursuive.
La réalisation d'un plan de mobilité pour l'ouest de l'île doit se terminer dans les prochains mois, tout comme une étude des options de transport collectif pour la construction du nouveau pont Champlain.
Comme en politique, où il voulait avant tout servir les intérêts des citoyens, sa «priorité numéro un, c'est le client». «Le transport collectif est un enjeu qui me passionne, dit M. Girard. C'est quelque chose qui est positif et qui a un impact sur la qualité de vie des gens.»
Quant aux critiques sur ses compétences de gestionnaire, il rappelle celles qu'il avait reçues en devenant député à l'âge de 32 ans. «Les gens disaient que j'avais de grands souliers à chausser. J'ai relevé le défi et je le relèverai à nouveau.» Il soutient être bien entouré et qu'il s'agit aussi d'un rôle politique.