David Akin
Agence QMI
C'est ce qu'a précisé jeudi le premier ministre Stephen Harper à Cambridge Bay, au Nunavut, où il poursuit son voyage dans l'Arctique canadien.
Selon un sondage Abacus réalisé pour le compte de l'Agence QMI, six Canadiens sur dix sont plutôt frileux à l'idée qu'une entreprise contrôlée par le gouvernement communiste de la Chine mette la main sur Nexen, producteur pétrolier et gazier de taille. CNOOC Limitée de Hong Kong a proposé une offre d'acquisition de plus de 15 milliards $.
Or, pour que cette transaction se concrétise, Ottawa devra donner son feu vert.
M. Harper a refusé de se prononcer sur la transaction de Nexen, mais il a avoué qu'il était important de tenir compte de l'attitude des Canadiens face à cette prise de contrôle et aussi du facteur de réciprocité.
« Je pense que ces facteurs doivent être scrutés à la loupe et il faut se pencher sur des orientations à long terme, a indiqué le premier ministre lors d'un point de presse. Notre gouvernement prendra le temps qu'il faut pour bien examiner cette transaction et s'assurer que, si elle va de l'avant, ce sera dans l'intérêt à long terme de l'économie canadienne. Donc, il ne s'agira pas seulement d'une question de bénéfice net pour le Canada, mais d'une question d'intérêt à long terme pour l'économie canadienne.»
Le conseil des ministres est tiraillé au sujet de cette question de réciprocité, a appris l'Agence QMI.
En d'autres mots, si des entreprises chinoises peuvent acheter des intérêts canadiens, le Canada devrait avoir le droit réciproque d'acheter des intérêts chinois. À l'heure actuelle, il est pratiquement impossible pour une compagnie canadienne d'acheter une mine ou des intérêts dans les projets d'énergie en Chine.
Avec la collaboration de Jessica Murphy