Étienne Laberge
Agence QMI
La Ville de Montréal s'apprête à installer aux abords du Complexe environnemental de Saint-Michel des «nez électroniques», une technologie qui imite le nez humain et qui servira à mesurer les odeurs nauséabondes provenant de l'usine de compostage.
Au coût de 143 856 $, les gadgets conçus par Odotech seront reliés à un logiciel qui tracera «en temps réel» l'intensité des mauvaises odeurs.
L'objectif sera de contrôler les émissions d'odeur en direction des quartiers résidentiels.
«Il agit comme un détecteur de fumée. Il n'éteint pas les flammes, mais nous avertit avant que ça flambe pour qu'on puisse agir en conséquence», a expliqué Éric Blain, chef de division Infrastructure à la direction de l'environnement à la Ville de Montréal.
«Les employés sauront à quel moment retourner les feuilles mortes en fonction des conditions météorologiques, le vent par exemple, pour amoindrir les impacts des odeurs dans le quartier», a précisé Thierry Pagé, directeur de Odotech.
On retrouve un autre «nez électronique» à la station de traitement des eaux usées. Celui-ci a subi de multiples mises à jour avant d'en arriver à la toute dernière génération.
Un nez humain… ou presque
Le nez humain est un organe complexe qui possède des milliers de capteurs, alors qu'un «nez électronique» en contient seulement 16. Ils ont préalablement été ajustés pour avoir la même réponse que le nez humain grâce à un «panel de nez humains en laboratoire».
«Ce qu'on cherche avant tout à faire, c'est de mimer le comportement du nez», a indiqué M. Pagé, ingénieur chimiste de formation, qui avoue que la technologie a ses limites.
Les quatre sites de compostage qui seront construits à Montréal auront leurs «nez électroniques» afin de répondre aux normes édictées par le gouvernement du Québec.
Odotech possède des «nez électroniques» dans 22 pays.