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Des courtiers immobiliers affirment que l'intérêt des Québécois pour l'achat de résidences aux États-Unis a un impact négatif sur la vente de propriétés de villégiature dans la province. Particulièrement dans des régions comme les Laurentides et l'Estrie.
«On a perdu de la clientèle pour les résidences secondaires depuis trois ans. Ces gens là achètent aux États-Unis car c'est abordable», a dit Lyse Siegmann, courtier immobilier chez Century 21 à St-Sauveur. Certains propriétaires des Laurentides ont même vendu leur propriété pour acheter aux États-Unis.
Claude Morency, courtier dans la région de Magog depuis près de 25 ans, observe aussi la tendance. Il connaît même des acheteurs qui ont préféré la Floride aux paysages de l'Estrie.
«C'est plus tranquille que d'habitude même si les taux hypothécaires sont bas», a-t-il dit, soulignant que les délais de ventes sont plus longs que dans le passé.
Il n'est toutefois pas évident de quantifier les impressions de ces courtiers puisque les statistiques des chambres immobilières incluent toutes les propriétés, pas seulement les chalets et résidences secondaires.
Il est vrai que les ventes ont chuté de 11% en Estrie au deuxième trimestre par rapport à l'an dernier. Mais elles ont grimpé de 9% dans les Laurentides pendant la même période.
En Floride, le courtier Gaétan Roy, qui est un Québécois d'origine, ne croit pas que les aubaines américaines nuisent aux ventes dans la belle province. «Ce ne sont pas les mêmes acheteurs. Quelqu'un qui achète en Floride vient pour le climat. Dans les Laurentides c'est pour la nature ou parce qu'on aime l'hiver», a-t-il conclu.