NDLR: Veuillez noter que cette étude a été retirée par l'Institut Fraser, parce que les données concernant le Québec sont erronées.
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Argent
Les engagements de retraite non capitalisés s'élèvent à 75G$ pour le gouvernement du Québec, ce qui est le plus haut niveau de toutes les provinces canadiennes, a calculé l'Institut Fraser de Vancouver.
Au Canada, le passif au titre des régimes de retraite s'élève à 254G$. Les seuls engagement du gouvernement canadien se chiffre à 155,4G$.
Pour se sortir de ce bourbier, l'Institut propose de convertir les régimes de retraite à prestations déterminées dont bénéficient les travailleurs du secteur public en régimes de retraite à cotisations déterminées.
Les régimes à prestations déterminées paient des prestations régulières alors que les prestations des régimes à cotisations déterminées varient selon le rendement des placements de l'épargnant.
Un tel changement de régime a déjà été appliqué par le gouvernement néo-démocrate d'Allen Blakeney en Saskatchewan en 1977, qui avait prévu le problème que poseraient les régimes de retraite du secteur public.
«Grâce à cette prévoyance, les contribuables et le budget de la Saskatchewan sont et seront exposés à un risque considérablement plus faible», explique Mark Milke, senior fellow de l'Institut Fraser et coauteur de l'étude intitulée «Canada's $254-Billion Iceberg: Public-Sector Pension Liabilities».
L'étude examine l'écart entre les attentes quant aux cotisations et aux rendements de ces régimes d'une part et aux prestations de retraite futures de l'autre.
M. Mike compare ces engagements à des «icebergs», car ils empêchent de plus en plus de consacrer l'argent des contribuables à d'autres priorités. Les provinces de l'Ontario, de la Colombie-Britannique et de l'Alberta ont dû renflouer des régimes déficitaires.
L'étude fait aussi remarquer que seulement 24,4% des employés du secteur privé bénéficiaient d'un régime de pension agréé quelconque en 2010, comparativement à 87,1% dans le secteur public.
«Le maintien du statu quo suppose que le grand public devrait toujours financer les avantages dont de nombreux employés du secteur privé ne peuvent pas bénéficier et que les employeurs de ce secteur ne peuvent pas garantir», a commenté M. Mike.