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Le marché immobilier risque bientôt de favoriser les acheteurs alors que le prix des maisons pourrait reculer de 10 %, selon un rapport de la Banque Scotia.
L'étude publiée mercredi indique que les risques de détérioration du marché de l'habitation au Canada sont de plus en plus nombreux.
Ainsi, l'institution financière estime que les prix moyens des maisons au Canada reculeront de 10 % au cours des deux ou trois prochaines années et que les conditions du marché favoriseront les acheteurs pour la première fois en plus de dix ans.
Même si le marché immobilier canadien se dirige vers un ralentissement marqué, le recul devrait être moins important que celui observé aux États-Unis et en Europe, affirment les économistes de la Banque Scotia.
« Les effets de ce ralentissement ne se feront peut-être pas pleinement sentir avant le milieu de la décennie », note Adrienne Warren, économiste principale à la Banque Scotia.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer le plafonnement du marché de l'habitation au pays après plusieurs années où les prix ont augmenté.
Le rapport note entre autres que le resserrement de plus en plus marqué de la réglementation a pour effet de réduire l'accessibilité à la propriété, et ce, même si les coûts d'emprunt se situent à un creux historique.
De plus, la Scotia estime que l'offre risque d'être excédentaire sur certains segments de marché, notamment celui des appartements en copropriété qui est en pleine croissance dans plusieurs des grands centres canadiens. Avec l'activité intense de la construction d'appartement en copropriété, plusieurs unités pourraient rester longtemps en vente ce qui se traduirait par une correction importante des prix.