Philippe Doherty
Agence QMI
La centrale thermique Boralex (BLX)
de Senneterre, qui fonctionne à la biomasse, a annoncé des investissements de l'ordre de 6 M$ pour maximiser l'utilisation de vieux empilements de résidus de bois.
Ces investissements serviront à doter l'usine Boralex de nouveaux équipements permettant de recevoir, traiter et manipuler des résidus de bois provenant de vieux empilements, que l'on retrouve à proximité des scieries, des usines et aussi en forêt sur les lieux d'abattage.
En fin de compte, ces investissements permettront à l'usine de Senneterre de diversifier ses sources d'approvisionnement en résidus de bois, dont les coûts augmentent actuellement.
Le gouvernement fédéral octroie un montant de 3 M$, tandis que le palier provincial y va d'une contribution de 735 000 $. Le Fonds de revenu Boralex énergie investira les 2 265 000 $ supplémentaires pour assurer l'aboutissement du projet.
« Je suis très heureux que l'on puisse réaliser ce projet à la centrale de Senneterre, affirme Patrick Lemaire, président du Fonds de revenu Boralex énergie. Comme on connaît le contexte économique du domaine forestier, on avait une problématique majeure d'approvisionnement en biomasse de résidus de bois. On avait trouvé la solution des vieux empilements, mais ceux-ci endommageaient nos équipements en raison de leur contamination aux cailloux, grains de sable, etc. »
Dossier supporté par les ministres
Les paliers provincial et fédéral ont répondu à l'appel de Senneterre et Boralex pour assurer la survie de l'usine thermique. Leur représentant, le ministre d'État de Développement économique Canada pour le secteur du Québec, Denis Lebel, et le ministre responsable de la région de l'Abitibi-Témiscamingue, Pierre Corbeil ont pris part à l'annonce.
«C'est important comme investissement. Le 3 M$ provient du Fonds d'adaptation des collectivités qui a été mis de l'avant par notre gouvernement. Ce fonds sert à aider les collectivités à diversifier leurs activités économiques et à consolider les organisations déjà en place. À Senneterre, cet investissement permet d'assurer une pérennité à l'usine Boralex», se réjouit le ministre Lebel.
«On parle ici de consolider 34 emplois permanents et saisonniers, dans l'usine même. Il y en a à peu près autant dans le transport de la matière première. Aussi, on parle d'une centaine d'emplois dans la réalisation de ce projet-là, indique le ministre régional, Pierre Corbeil. S'il y a d'autres phases qui s'ajoutent au projet, en continuant de soutenir l'activité économique dans le secteur de Senneterre et de l'Abitibi-Témiscamingue, il est certain que l'on va répondre présent et qu'on regardera les projets un à un. On a passé à travers la crise, il faut maintenant passer à travers la reprise.»