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Le lock-out dans la LNH pourrait entraîner des pertes de plus de 1,8 milliard de dollars au Canada, selon la Banque de Montréal (BMO).
C'est du moins le manque à gagner pour l'économie du pays causé par le lock-out de 2005, selon les économistes de l'institution financière qui jugent toutefois que l'impact sur le produit intérieur brut (PIB) sera trop limité pour réellement affecter les Canadiens.
Ce sont surtout les dépenses liées à la présentation des matchs ainsi que la publicité télévisée qui vont souffrir de cet arrêt de travail, note Alex Koustas, économiste chez BMO Nesbitt Burns.
Il ajoute que les marchés de moindre envergure, comme Winnipeg et Edmonton, vont en ressentir les effets plus fortement.
« Les villes de plus petite taille seront les plus touchées parce qu'il n'y a pas autant de substituts en termes de divertissements. Si on prend une ville comme Montréal, s'il n'y a pas de hockey, c'est dommage, mais au moins, il y a d'autres formes de divertissements. Il y a beaucoup plus de choix », indique M. Koustas.
La BMO estime que pour une ville comme Winnipeg ou Ottawa, l'effet d'un arrêt de travail dans la LNH sera plus néfaste pour l'économie locale.
Parmi les secteurs d'économie qui vont ressentir davantage les répercussions d'un lock-out, peu importe la ville, on pense tout de suite aux restaurants et aux bars. Mais des pertes de revenus sont également prévisibles pour tout ce qui touche à la publicité et pour les détaillants qui vendent des articles à l'effigie des différentes équipes de la LNH.