Michel Munger
Argent
Les Québécois veulent prendre leur retraite à 61 ans, en moyenne, mais ils n'ont pas l'épargne nécessaire afin de passer à l'acte dans le confort.
C'est la principale conclusion tirée d'un rapport publié jeudi par la Banque TD concernant l'âge de la retraite.
Se fiant aux résultats d'un sondage réalisé du 22 novembre au 2 décembre, l'institution financière affirme que les Québécois prévoient de prendre leur retraite à 61 ans. Par contre, 76% reconnaissent qu'ils disposent de moins de 100 000 $ d'actifs financiers. Plus troublant encore : près du quart, soit 23%, avouent n'avoir rien mis de côté pour leurs vieux jours.
Ces montants excluent notamment la valeur de la maison, l'assurance-vie et le régime de retraite de l'employeur.
Dans l'ensemble du Canada, les répondants au sondage veulent mettre fin à leur carrière à 60 ans. Cependant, environ 60% n'ont pas atteint le seuil de 100 000 $ d'actifs.
La recette miracle pour régler le problème est d'établir un plan, indique Richard La Ferrière, chef de la planification financière pour le Québec chez TD Waterhouse.
«Une retraite précoce, dit-il, est un objectif réalisable à condition de disposer d'un plan détaillé et d'investir de façon disciplinée, sur une longue période, dans des outils d'épargne-retraite comme les REER. Pour s'assurer une retraite vraiment dorée, les Québécois doivent absolument commencer tôt à épargner pour leur retraite.»
Pour ceux qui n'ont pas encore amorcé l'exercice, ajoute M. La Ferrière, «il n'est jamais trop tard pour commencer».
Les nouvelles semblent un peu meilleures du côté de l'endettement. Environ 41% des Québécois s'attendent à avoir des dettes à leur retraite, contre 44% à l'échelle canadienne.
Le sondage a été mené par la maison Environics Research auprès de 1006 Canadiens de 25 à 64 ans.