Argent
Les 90 travailleurs de l'usine Novabus à Saint-Eustache qui devaient perdre leur emploi dans les prochains jours ont obtenu un sursis, les syndiqués ayant accepté un plan de travail partagé.
Les travailleurs ont voté mercredi soir dans une proportion de 77% en faveur d'un tel plan qui aura pour effet de maintenir les emplois.
Le plan prévoit que les syndiqués travailleront cinq jours sur 10 et qu'ils seront considérés en chômage les autres jours.
Selon Daniel St-Louis, représentant national chez les TCA Québec, la décision des employés l'usine de Saint-Eustache suit celle prise dans le même sens par les travailleurs de l'usine de Saint-François-du-Lac un mois plus tôt. À cette usine, 60 emplois devaient être supprimés.
Le travail à temps partagé permet de toucher des prestations d'assurance-emploi pendant un maximum de 26 semaines. M. St-Louis s'attend à ce que Service Canada autorise le plan d'ici trois semaines.
M. St-Louis a indiqué que les travailleurs avaient à la fois fait preuve de «solidarité et pragmatisme», devant le carnet de commandes dégarni de l'entreprise.
Les employés espèrent que de futures commandes de sociétés de transport du Québec permettront de relever la cadence de fabrication des deux usines en 2013.
L'usine de Saint-François-du-Lac est spécialisée dans la fabrication des structures d'autobus, dont l'assemblage final est réalisé à Saint-Eustache.