Michel Munger
Argent
Les Canadiens croient en leur capacité de vaincre une maladie grave comme le cancer, mais ils craignent les conséquences financières qui y sont rattachées. Les Québécois affichent un peu plus de confiance à ce sujet.
Ce sont les principales conclusions tirées d'un sondage effectué par la maison SOM pour le compte de l'assureur Desjardins Sécurité financière.
À l'échelle canadienne, 74% des répondants craignent que le système de santé ne débourse pas toutes les dépenses afin de traiter une maladie grave. Au Québec, la proportion se limite à 60%.
De plus, environ 64% des Canadiens ne croient pas pouvoir régler les dépenses qui ne seraient pas couvertes. 65% disent qu'il faut donc accumuler de l'argent dans un fonds d'urgence. Seulement 50% des Québécois sont du même avis.
Ceux qui expriment des craintes n'ont pas tort. L'Agence de la santé publique du Canada estime par exemple qu'un cancer a des conséquences financières de 25 000 $ à 30 000 $.
Convaincus de gagner
Les Canadiens démontrent plus d'assurance sur la solidité de leur santé, car près des deux tiers se croient capables de vaincre une maladie grave. D'ailleurs, 70% affirment avoir fait des changements importants à leurs habitudes de vie afin de les rendre plus saines.
La maladie la plus crainte est le cancer, car 24% des répondants le citent comme l'ennemi le plus redoutable. L'Alzheimer et la démence suivent avec 12%. Une maladie chronique, comme la sclérose en plaques ou le diabète, est la troisième plus grande crainte à 8,3%.
«Cela est encourageant, réagit Robert Buckman, spécialiste en oncologie à l'hôpital Princess Margaret, à Toronto. Les résultats démontrent que les gens ne voient plus le cancer comme une sentence fatale. Cela dit, soulignons qu'il est impossible de prévenir tous les cancers. Un mode de vie sain est important, mais ce n'est pas une panacée.»
Le sondage a été réalisé auprès de 2115 adultes âgés de 18 à 64 ans, du 13 au 20 avril.