Reuters
La Bourse de Paris et les autres places européennes ont accentué leurs pertes mercredi après-midi pour finir en net repli, affectées par un regain d'inquiétude des investisseurs sur la situation nucléaire au Japon après des déclarations alarmistes de l'AIEA et du commissaire européen de l'Énergie.
L'indice CAC 40 a perdu 2,23 % pour clôturer sous la barre des 3 700 points, à 3 696,56 points. Depuis le séisme survenu vendredi matin au Japon, le CAC 40 a perdu 6,75 %.
Des intervenants ont attribué cette aggravation des pertes sur le marché à des déclarations du directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qualifiant de « très grave » la situation à la centrale de Fukushima-Daiichi.
Des propos venant s'ajouter à ceux du commissaire européen de l'Énergie Günter Öttinger, qui avait auparavant estimé qu'il pourrait y avoir dans les heures qui viennent de nouveaux événements nucléaires catastrophiques au Japon.
Les autres grandes places européennes ont également accusé le coup: Londres et Francfort ayant respectivement abandonné 1,70 % et 2,01 %. Du côté des indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 a reculé de 2,26 % et l'EuroFirst 300 de 1,61 %.
La Bourse de Tokyo a rebondi sur des achats à bon compte et des rachats de positions à découvert mercredi, après avoir plongé de 16 % sur les deux séances de lundi et mardi, une chute sans précédent depuis 1987.
L'indice Nikkei a gagné 5,68 % ou 488,57 points, pour finir à 9 093,72 points.