Jean-Luc Lavallée
Agence QMI
Le chef de la CAQ avait cité en exemple du fondateur de Québecor. Pierre Péladeau, dimanche, lorsqu'il avait été appelé à justifier l'historique de faillite de ses 14 candidats. «Ça ne rend pas moins honorable une personne surtout si elle a été réhabilitée. J'vous rappelle que Pierre Péladeau a fait une faillite et il est pour moi un homme admirable», avait-il déclaré.
Les dirigeants de Québecor ont réagi avec vigueur sur les réseaux sociaux, en soirée, en contredisant M. Legault et en l'accusant de travestir l'histoire. «Contrairement à ce qu'affirme François Legault, Pierre Péladeau n'a jamais fait faillite. Le contexte électoral ne justifie pas le travestissement de l'histoire», pouvait-on lire sur le compte Twitter de Québecor Média.
Lors d'un point de presse à Mascouche, lundi matin, à 24 heures du vote, le chef de la Coalition avenir Québec a soutenu qu'il faisait allusion à deux échecs commerciaux du père de Pierre-Karl Péladeau, confessant toutefois qu'il ignorait s'il s'agit de faillites proprement dites.
«Est-ce que c'est une faillite ? Est-ce que c'est un concordat ? Est-ce que tous les fournisseurs ont été payés ? Il faudrait rechercher, mais je me souviens que le ''Philadelphia Journal'' et le ''Montréal Daily News'' avaient été des échecs importants. Donc, je faisais allusion à ces deux échecs, je ne faisais pas allusion à une faillite personnelle», a-t-il nuancé.
M. Legault s'est décrit comme un «admirateur de Pierre Péladeau». Il se désole que son message ait pu être mal interprété. «Je le disais de façon positive. Faut avoir du courage pour se relever. En affaires, ce qui est important, c'est la moyenne au bâton. On peut avoir des échecs dans une entreprise puis bâtir après une grande entreprise comme Québecor», a-t-il ajouté.